Un sondage d'une trentaine de question sur les entreprises et leur fonctionnement crédite le Français moyen d'une note de moins de 6 sur 20. Laquelle traduirait une vision déformée et négative de l'entreprise.
Les Français sont-ils des cancres en économie ? Oui à lire les résultats de l’enquête réalisée par LH2 pour la Fnege – la Fondation nationale pour l’enseignement et la gestion des entreprises – et le Cercle de l’entreprise. La note moyenne obtenue par le millier de personnes ayant répondu à une petite trentaine de questions est en effet inférieure à… 6 sur 20. Et vous pouvez vous même tester vos connaissances en remplissant le questionnaire en ligne. Indice - certes non majoritaire mais symbolique des progrès à réaliser: un tiers des Français associe le chiffre d’affaires au montant des bénéfices.
Au delà de la « méconnaissance générale » que traduit cette note, la Fnege regrette surtout que les Français aient une « vision biaisée » de l’entreprise qui « tend au mieux à en amoindrir l’importance, au pire à la dévaloriser ».
Elle en veut pour preuve le fait que les sondés voient les entreprises plus grandes qu’elles ne le sont en réalité – 2 sur 3 surestiment le nombre d’entreprises de plus de 100 salariés – tout en sous-évaluant leur prépondérance dans la création de richesse en France. Seuls 6% d’entre-eux sachant qu’elles sont à l’origine de plus de 80% du PIB.
De même la perception d’une précarité croissante les amène à surestimer fortement la part des CDD et de l’intérim en France, un sondé sur trois estimant qu’ils représentent entre 20% et 30% des contrats de travail alors que les salariés embauchés en CDD ou en intérim sont moins de 10%. Des résultats qui trahissent selon la Fnege une vision négative de l'entreprise vue sous un "prisme libéral excessif".
Autre regret de la Fnege, « le poids des contraintes qui pèsent sur les entreprises est minoré ». De fait, seuls 29% des sondés savent qu’un salaire net de 1500 euros équivaut à un coût global, charges sociales incluses, de 3000 euros. Les deux tiers indiquent un montant inférieur. Le constat est le même en ce qui concerne le partage de la valeur ajoutée. Moins d’un sur quatre sait rémunération des salariés représente en moyenne 65% de la richesse produite par les entreprises (le reste constituant la marge de l’entreprise et servant à payer les impôts). Deux sur trois pensent donc implicitement que la part des bénéfices est plus grande.
La fondation a été créée en mai 1968 par l'Etat et les entreprises pour développer en France l'enseignement supérieur de gestion pour le porter à un niveau comparable à celui des grands pays industrialisés. Elle veut être le lieu d'échanges privilégié entre les universités, les Instituts d'administration des entreprises (IAE), les grandes écoles de gestion et les entreprises.
La Fnege relève toutefois que les Français s’en sortent mieux dans « l’économie du quotidien », relevant selon elle d’une « connaissance de proximité ». Elle estime ainsi que la TVA « n’a plus de secret pour eux », que les entreprises du secteur des biens et des services grand public sont bien connues (telles Axa et Alcatel-Lucent), à la différence de celles qui travaillent pour d’autres entreprises ou pour le public, comme Areva, identifiée par 48% des sondés, et surtout Thalès, dont l’activité est correctement citée par seulement 27% d’entre-eux.
Les Français sont également crédités d’une « relativement bonne idée de ce qu’est un comité d’entreprise » encore que les erreurs en la matière touchent une forte miniorité d’entre eux. Et ils sont une majorité à connaître les acteurs qui doivent être payés sous peine de voir une entreprise être mise en faillite.
Ils sont même crédités d’une « connaissance étonnante sur certains sujets » comme les conditions de fusion pour les grandes entreprises, et « d’une bonne visibilité sur la bourse. Ils savent à quoi correspond le Cac 40 et ce qu’est un dividende même si son montant est exagéré ». Ce que la Fnege explique par l’influence des médias, les Français « répondant plutôt bien aux questions, même difficiles qui sont régulièrement traitées » par la presse. Manifestement, celle-ci a encore du pain sur la planche pour faire accéder ses lecteurs à la moyenne. Tout comme l’enseignement secondaire, dont le rôle est jugé « décisif » par la Fnege.

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senvedgi ces profs " de gauche" ont du manifestement oublier de vous apprendre à lire un texte. Il est noté que les sujets maitrisés par les français étaient ceux traités par la presse. C'est donc du ^pouvoir des medias dont il est question et de l'orientation des contenus. Car par ricochet on peut deduire que les sujets non traités par la presse sont oubliés des français...en un mot vive la desinformation !!! Le fait que les profs soient de gauche est marginal...par contre le fait que la droite a maniée allegrement la desinformation depuis le général ...On en vit un épisode actuellement avec la reforme audiovisuelle en cours !!!...
Trés intéressant ce test .Je pense que les gens qui reprochent sa non-pertinence , n'ont pas dû avoir la note qu'ils espèraient.
J'ai fait le test (11.54): la pertinence des questions m'a semblé plus que douteuse et plus dépendante d'un choix aléatoire que révélatrice de connaissances économiques pour une part non négligeable, part pouvant être responsable d'un biais.
Je passe sur la constatation de l'univers anti patrons/entreprises (Education Nationale, Enarchie, syndicats etc...) avec laquelle je suis d'accord. Mais un autre fait doit être souligné : beaucoup pensent avoir intérêt à entretenir la confusion et l'ignorance économique(les médias qui privilégient le sensationnel au déchiffrement, le syndicats, les partis politiques, l'Education Nationale qui tient à son pouvoir sur les pays, etc...). Pour ce faire la confusion est entretenue entre l'économie, la finance, la spéculation, l'investissement et la bourse, le crédit, la richesse créée, les emplois et le travail(beaucoup cherchent un emploi, pas du travail...), la fiscalité, le budget de l'état, la capitalisme, le libéralisme.... En revenant aux fondamentaux tout est limpide : - le travail crée des richesses - l'argent permet d'échanger aisément ces richesses, - les banques ont été créées pour permettre à ceux qui avaient gagné de l'argent en créant des richesses d'investir dans d'autres créateurs de richesses potentiels - la finance à détourné l'usage de ces fonds pour spéculer ( à la bourse, sur les matières premières, sur des montages abracadabrantesques...). Sans détailler tous les sujets abordés en tête, la même approche "basique" montre que les richesses créées ont été accaparées par les banques, devenues financiers spéculateurs, au détriments des créateurs de richesses : entrepreneurs, trvailleurs, capitalistes (au sens "noble" du terme). Voici ma modeste contribution pour éclairer la lanterne du citoyen moyen à qui l'ont veut faire croire que c'est trop compliqué pour qu'il comprenne...
40 ans d'éducation par des prof de gauche:cherchez l'erreur?
vivement que les pauvres comprennent qu'il doivent s'interdire de procréer (seule façon de réduire la pauvreté... et le nombre de chomeurs, manoeuvres qui sont trop payés par rapport aux Chinois); Seuls les " riches et intelligents" doivent procréer ! Signé: un gosse d'une famille nombreuse (de la Libération) donc pauvre, qui s'est interdit de procréer!
Résultat d'une éducation nationale noyautée par la gauche et d'une information faite par des journalistes majoritairement de gauche : l'entreprise c'est mal, gagner de l'argent c'est mal, être patron c'est être méchant, être riche est un crime, défense de punir les fainéants, défense de récompenser les bons... La liste est longue, trop longue de tous les clichés assénés aux français et à leurs enfants depuis trop longtemps.
Qand la réponse à une question N est contenu dans l'énoncé de la question N 1 visible sur la même page, on peut franchement se poser des question sur la rigueur scientifique de cette étude. Elle n'est peut être pas mal orientée - là, on rentre dans des questions subjectives sur ce qui est à mettre en avant ou pas - mais il est assurément mal fait.
Je crains que ce genre de test soit avant tout un outil de communication, cherchant à démontrer un point : les Français ont une mauvaise connaissance, voire une opinion défavorable des entreprises. La valeur scientifique est tout à fait relative. Le but est sans doute de piéger car ce n'est pas la culture économique qui est en jeu mais la connaissance des statistiques, par ailleurs peu diffusés à ma connaissance (taux de survie des entreprises après x années...). Sur l'ensemble des questions, seules quelques-unes de la culture générale économique (mécanismes macro-économiques et micro-économiques, chiffres-clés...)
C'est un problème d'instruction publique et de culture imposée par ces fonctionnaires sous la tutelle de l'inique IUFM. J'étais, il y a 50 ans en technique économique et sociale et mes livres étaient fort différent de ceux de mon ainé en sup de gestion. C'est de l'asphyxie et de l'anesthésie étatique du peuple organisées par les Ecoles Nationales du gaspillage (ENA,ENS, ENM & IUFM) et de leurs bras armés les syndicats non représentatifs sauf pour tout bloquer. pOUR REFORMER IL FAUT COMMENCER PAR LE HAUT
De la même façon "qu'il n'y a pas d'amour heureux", il n'y a pas de questionnaire neutre. Celui-ci est particulèrement orienté.
Situation catastrophique qui explique le fait suivant : Puisque les Français ne comprennent pas les mécanismes de l'économie eh bien profitons en! D'où en vrac : parachutes dorés, commissions bancaires excessives, reconditionnements de produits jouant sur le rapport prix/quantité! retour des pratiques de "camelot"(ni vu ni connu j'tembrouille) etc... Ignorance encouragée par des politiques ou syndicalistes: de l'argent pour les banques rien pour les salariés! Bref maintenir le peuple dans sa bêtise pour mieux le guider!Vers où? Attention danger il faut arrêter cette sorte de surenchère.
Quelle surprise!!! Un sondage commandé par un vendeur ( indirect, il est vrai) de formation en économie montre qu'il faut dépensé plus dans ce domaine. Voila une information interessante qui méritait la une d'un grand journal .
Prix de vente= prix d'achat PROFITS: qu'ils n'ont cesse de nous repeter a l'ecole et ensuite dans les medias depuis 1968. Comment voulez qu'avec une telle pression de cette propragande les francais puissent avoir la moindre idee de ce qu'est une economie et quel role chacun de nous y joue? On denonce les profits et on cherche par tout les moyens d'obtenir des aides de l'etat sous pretexe d'egualite et justice sociale! Maintenant on va pleurnicher parce que le CAC 40 ne produira pas d'impots sur les profits. L'an dernier on pleurnichait parce que trop de profits: en oubliant que 40% de ceux-ci alimentaient les fonds publics que chacun de nous s'empresse de purger.
Est-ce qu'on dispose de la même enquète pour les profs d'économie ? et pour les hommes politiques ?
Le problème est ancien et éclairer le public prendra du temps, surtout en ce moment, quand les perversions du capitalisme font basculer le système et entraînent tout le système éconoimique dns la crise. Pour beaucoup de Français, fonctionnaires ou assimilés, l'État est le répartiteur suprême de la richesse, que l'on trouve dans les poches des actionnaires et des patrons. Cette vision simpliste est nourrie par les profs d'économie qui présentent presque toujours une vision quasi marxiste de l'entreprise, exploiteuse de travailleurs pour le profit de quelques privilégiés. Ceci dit, nous assistons depuis quelques années à des excès (rémunérations ecessives, spéculations visant à faire un maximum de profit en un minimum de temps, etc.) qui ont abouti au résultat catastrophique que nous vivons actuellement. Quelle que soit l'ampleur et la durée de la crise, on ne peut qu'espérer que l'on retrouvera un capitalisme raisonnable, qui pourrait bénéficier aux salariés, partie prenante de la réussite de leur entreprise.